samedi 31 janvier 2026

Dans les eaux boueuses
Parfois on explore,
On cherche, on creuse
 
- Pour un joli trésor -
 
Mais souvent en fait :
Rien que des saletés,
De vulgaires déchets
 
- Rien d’utilité -
 
Le tri qu’il faut faire
Est bien trop coûteux :
Si peu d’extraordinaire
 
- Et rien de précieux -

vendredi 30 janvier 2026

Le miroir me renvoie
Ce que les choses sont,
Sans me laisser le choix
D’une quelconque sélection…
 
Rien n’est édulcoré
- Pas comme les souvenirs -
 
Rien qu’une réalité
Qui ne fait pas sourire.
 
Et je revois le film
- Et je revois la vie -
 
D’une cruauté sublime
Qui me tord l’esprit.
 
Et l’on doit vivre avec
- Ou bien tout oublier -
Au risque de l’échec
Et de recommencer.
 
J’ai commis des erreurs
Et fait de mauvais choix,
Ou j’ai usé mon cœur
Et puis perdu ma voix.
 
Mais je vais vivre avec
- Je ne veux pas oublier -
Pour éviter l’échec
Ou bien recommencer.
Suspendue dans les airs
- Regard en perspective -
 
Au-dessus de l’atmosphère,
Je reste attentive.
 
Les yeux plantés au loin
Scrutant chaque élément,
 
Je laisse mon instinct
Me guider tranquillement…
 
Ici pas de limite
Rien qui puisse m’arrêter,
 
Alors je profite
En toute sérénité.
 
Le temps est illusion
Et l’espace est immense,
 
La seule destination
Est d’accroître sa conscience.
J’ai croisé une étoile
Elle m’a parlé de toi,
De ces mots sous le voile
Que tu ne soulèves pas…
 
Et pourquoi t’aveugler
Si tu pourrais tout voir,
Pourquoi les vérités
Restent dans un tiroir ?
 
Tu te sens si fragile
Que tu préfères rester
Tout seul sur ton île
Loin des réalités.
 
Au cours de mon voyage
Je vais tout soulever
Et libérer la cage
Où tu es enfermé.
Plongée dans l’univers
Pour répondre aux questions,
 
Fouiller dans la matière
Etre en observation,
 
Est-ce que je saurais faire
Malgré son expansion ?

jeudi 29 janvier 2026

Manuscrit Sorcière 2025-2026

 

Juste parce qu'il faut bien arrêter un manuscrit à un certain nombre de pages ou de poèmes...

Clôturer un manuscrit est une manière de clôturer une période, mais je continuerai d'écrire ici. 

(Un clic sur l'image pour lire le manuscrit)

 


 

Ta seule présence
Crée la paix en moi,
Et dans tes absences
J’y pense tout bas...
 
Une fleur a poussé
Trouvant son étoile,
Vers elle s’est tournée
Et y reste loyale.
 
L’univers est vaste
- Rempli de fausses braises -
Mais ton feu contraste :
Il me met à l’aise.
 
Mon âme s’adoucit
A chaque effleurement,
S’éveille et sourit
Comme un jour de printemps.

mercredi 28 janvier 2026

Il a provoqué sa chute
Sans en prendre conscience ;
 
Le coup se répercute
- Il a senti la souffrance -
 
Il a changé ses habitudes
Et s’offre une renaissance,
 
Mais longue est la solitude
Car ce n’était qu’apparence.
 
Bloqué dans son attitude
Il trouve les mêmes circonstances
 
(La vie n’est qu’incertitude
Il a manqué de chance)
 
- Il aurait des aptitudes
Mais chaque fois recommence… -
 
S’il pouvait changer
Ça ferait la différence
 
Mais sans se mélanger
Ni revenir aux influences.
Elle a ses seules méthodes
Sorties d’aucune école ;
N’entrant pas dans les codes
Ses actions paraissent folles.
 
Issue de nulle part
Impossible à connaître,
Elle est toute en hasard
Sans aucun dieu ni maître.
 
Elle ne s’explique pas
Et trace son chemin,
Brillant toute en éclats
Comme le feu du matin.
 
Repartant aussi vite
En étant à peine vue,
Elle semble à la poursuite
- Déjà - d’autres buts…
 
Et vous courez après
Afin de découvrir
Le moindre des secrets
Qu’elle pourrait vous fournir.
 
Mais elle est très sauvage
- Vous perdez votre temps -
Et en vous naît la rage
D’être trop impatient.
 
- Secrète -
(Tu viens d’une autre planète)
 
- Discrète -
(Tu ne joues pas les vedettes)
 
Certains veulent t’apprivoiser
Pour te faire leur propriété
 
(C’est parce qu’ils te trouvent mignonne)
- Mais tu n’appartiens à personne –
 
Tu n’es pas indifférente
(Seulement très indépendante)
 
Et tu étouffes leurs compliments :
Tu n’as pas besoin de soupirants.
 
Etant tombée dans les abîmes
Tu t’es reconstruite sur des ruines,
 
Et sans être un phénomène
Tu te suffis à toi-même.
 
Aucun homme ne peut donc affirmer
Avoir autant de qualités
 
Pour atteindre la place de roi
Qui égalerait la reine en toi.
Perdu dans la brume
A trier les silhouettes,
Le cœur en amertume
Reconnaît sa défaite.
 
Jusque-là aveuglé,
Ayant ouvert les yeux,
Il voit la vérité
De ses actes odieux.
 
Et désormais confus
Au milieu de nulle part,
Il cherche le début
De la réelle histoire.
 
Mais pour ôter la brume
Il faut lever encore
Les vérités une à une
Qu’il cachait jusqu’alors…
 
Et c’est désespéré
Qu’il fait tous les efforts
Pour enfin retrouver
Jusqu’à ses derniers torts.
 
A force de s’acharner
Pour devenir meilleur
Il pourra révéler
Et défaire ses erreurs.

mardi 27 janvier 2026

Tu m’appelles petite
Pour te sentir puissant,
Tu me voudrais réduite
Pour rester un géant.
 
Tu me penses incapable
Et pourtant me voici,
Très forte et redoutable
J’existe sans ton mépris.
 
Tu me crois sans défense
Inutile au combat
Mais voici ma puissance :
Je suis comme un soldat.
 
Tu veux me protéger
De dangers invisibles,
Te faire chevalier
Au grand cœur sensible.
 
Mais j’ai une belle armure,
Une magnifique épée,
Ne joue donc pas au dur :
Tu pourrais te blesser.
Les journées s’entassent,
Pleines de vérités
Toujours plus crasses
A devoir accepter.
 
Le monde se meurt
Il faut supporter,
Il perd ses valeurs
Et sa qualité.
 
Et toi le bonheur,
Tu dois le trouver
Au fond de ton cœur
Pour y résister.
 
Donne-toi l’espace
Pour bien respirer,
Laisse les angoisses,
Refuse de plier.
Entre les gouttes
Je m’insinue,
Trace la route,
Cherche l’issue…
 
J’ai mille doutes
Dans l’absolu
- Chacun s’ajoute
En surplus -
 
Doucement dissoute
Je continue
- Malgré les doutes
Malgré la crue -
 
Même en déroute
Suis invaincue,
Et coûte que coûte
Jamais repue…
Ils étaient comme nous…
 
Recherchant le bonheur
Et passant pour des fous,
A chasser les horreurs
Et lever les tabous ;
 
Désir de changer le monde
Sans jamais réussir,
Et plonger sous les bombes,
Sans se faire détruire…
 
D’un siècle à l’autre
Rien n’a changé,
Ce n’est pas de leur faute :
Ils avaient essayé.
 
A nous aujourd’hui
De continuer d’agir
Pour ne pas que l’oubli
Vienne tout ensevelir.
 
Ne pas perdre les rêves
Ne pas perdre l’espoir :
Un jour enfin la trêve
Nous sortira du noir.

lundi 26 janvier 2026

Je sais qu’ils mentent à mon sujet,
Ne croyez rien de ce qu’ils disent :
Ils sont jaloux de mes succès
Et n’ont aucune expertise.
 
Laissée à terre et presque morte
Ils me déclarent pas assez forte,
Mais ce n’est là que du repos :
Ensuite je repars à l’assaut.
 
Quand je tombe – toujours -
J’ai besoin de quelque temps,
 
Ensuite je remonte – toujours -
Même si je vais plus lentement.
 
Je connais les bruits qui circulent
Et je n’en ai plus rien à faire :
Leurs avis sont ridicules,
Je suis pour eux une étrangère.
 
Ils font des gestes et me menacent
- Mais restent loin j’ai remarqué -
Ils ont peur de perdre la face
Si jamais ils devaient s’approcher…
 
Ils n’arrivent pas à me détruire
- Je fais effondrer tous leurs plans -
 
Quand ils sont derrière à me haïr
Je suis sans cesse plus loin devant…
Le calme et la douceur,
Le silence et le vent,
Soleil dans la fraîcheur
- Je m’arrête un instant -
 
Et le chat se promène,
Surveille son territoire
De peur qu’on lui prenne
Sans qu’il puisse savoir…
 
Mais tout est bien tranquille
- A part les chants d’oiseaux -
Et rien n’est en péril :
Le chat est au repos.
 
Sur la route du retour
- Direction la maison -
Le chat fait des discours,
Il miaule avec passion.
 
Enfin l’heure du goûter :
Le chat va aux croquettes,
Et moi je bois mon thé
- Avec quelques crêpes -

dimanche 25 janvier 2026

Tu voulais être sauvé
Comme dans les histoires,
Et tu restais blessé
Noyé de désespoir…
 
Mais personne n’est venu
- Ou bien n’a jamais su -
Relever cette part d’âme
Toute engluée d’infâme.
 
Tu continues d’attendre
Et encore d’espérer,
Sans vouloir comprendre
La dure réalité :
 
Ce héros que tu veux
Est en fait déjà là,
Tout juste sous tes yeux :
Ce n’est autre que toi.

samedi 24 janvier 2026

Sur le bateau
Toi et moi bien en rythme,
A peau contre peau
- Ne pas aller trop vite -
                    
Et ça tangue au roulis
- Si fort qu’on bascule -
J’en ai le tournis
C’est presque ridicule !
 
Sur le bateau
- Maintenant au repos -
Si vite endormis
Après toutes ces folies...
 
Et ça tangue encore,
Mais nous berce au sommeil :
Un joyeux réconfort
Qui ajoute aux merveilles.
 Tu t’inquiètes d’être en retard
- Malgré toute ton avance -
Et tu te compares
Avec ceux qui ont plus de chance.
 
Mais eux n’ont pas grimpé
Comme toi les étages :
Ils se sont fait porter
C’est ça leur avantage…
 
Toi tu montes à pied
- Et parfois tu t’épuises -
Mais tu auras la fierté
D’avoir ta place acquise,
 
Quand d’autres tout en haut
Ne savent pas ce qu’ils font
Et ignorent ce qu’il faut
Pour garder position.
 
Tu n’es jamais en retard
Toujours au bon endroit ;
Savoure tes victoires
Et conserve la foi.

vendredi 23 janvier 2026

 - Murmures -
- Caresses sur la blessure -

J'aime ta vérité 
Et je me laisse aller.

Ta douceur est sauvage 
- Toute naturellement sage -

Une pudique pudeur
Qui s'exprime sans leurre.

Dans cette simplicité 
Nos deux corps allongés,

Mais tu sauras t'y prendre
- Je sais que tu seras tendre -

Ton coeur près du mien
-  Leurs battements sereins -

- Un geste encore retenu -
- Un baiser très soutenu -

Ma blessure est guérie 
Ton visage me sourit,

Dehors le jour se lève 
- Cette longue nuit s'achève -
Tout ce en quoi je crois :
Effondré sans mot dire…
Désespéré - sans voix -
J’ai essayé d’agir.
 
J’ai fouillé dans les pourquoi
Des réponses à saisir :
Mais n’y avait pas là
De possible avenir.
 
J’ai consulté les dégâts
Sans pouvoir réussir
A dégager du tas
De quelconques plaisirs.
 
Plongé dans l’embarras
Et l’envie de réussir,
Je perdais le combat
Sans pouvoir retenir…
 
Tout glissait des doigts,
Je ne pouvais bâtir :
Désolé d’être las
Je n’avais plus qu’à fuir.
 
Un jour, tout renaîtra,
Je pourrai revenir ;
 
Un jour, tout fleurira,
Je n’aurai qu’à cueillir.