dimanche 31 août 2025

 Coucher de soleil sur la plaine,

Horizon doré.


Heure sacrée qui relie le jour à la nuit,

Moment incandescent.


Flammes et étincelles,

Or et rougeoiement…


C'est la dernière heure,

La lune va sortir,

Les étoiles,

Ainsi que le silence sur les plaines.


C'est le moment de dire

Au Revoir à Aujourd'hui,

Et Bonjour à Demain ;

S'enrouler dans les couvertures,

Oublier et espérer.

 

Perdu dans une rêverie

A des milliards de kilomètres


Évadé


Le quotidien ne suffit plus

Il faut s'enfuir

Trouver un endroit qui correspond


Quelque part

Mais loin d'ici

Et de tout ça.


Perdu, mais pas tant que ça...


Le regard ailleurs

Planté dans les nuages


S'inventant des histoires

D'un endroit où tout va bien


Et de là vient son sourire énigmatique,

Cette étoile qui brille dans ses yeux.


Laissons-le rêver les yeux ouverts.

samedi 30 août 2025

 

Il faut parfois faire confiance à l'univers, aveuglément, et à sa roue qui tourne sans jamais s'arrêter.

Cela nécessite d'avoir le cœur complètement ouvert, et les yeux absolument fermés.

A ce stade, ça revient à sauter dans le vide sans savoir si on pourra se rattraper, ni sur quoi on va tomber...

Ça peut faire mal.

Ça peut être très doux aussi, et nous faire rebondir.

Comment savoir ?

On ne sait pas, mais on plonge quand même.

C'est certainement de la folie, à ce stade.


La plupart du temps je préfèrerais savoir ce qui m'attend, mais ce n'est pas possible.

Il faut faire confiance, ou avoir confiance. Au moins en soi-même.

 

Si l'univers ne me rattrape pas, je me rattraperais moi-même.

Si c'est un piège, un labyrinthe, je trouverai un moyen, une sortie.

 

La vie est, de toute façon, improviser sans arrêt.

La vie c'est déjà ça. Alors, de quoi avoir peur d'autre ?


Continuer. Avancer plutôt qu'attendre.


Dans la nuit, n'importe laquelle, je trouverais au moins ma lumière pour éclairer le chemin.

vendredi 29 août 2025

 

La jeune fille attendait, mais elle ne savait pas quoi.

Des promesses de la vie, des plaisirs... Tant de choses, dont elle entrevoyait seulement l'existence.

Elle soupçonnait que son cœur pourrait battre n'importe où, et dans n'importe quoi.

Elle sentait que la vie pourrait n'être qu'une longue suite de petits bonheurs, ponctués, par-ci par-là, de plus grands éclats.

Ses yeux brillaient, à l'avance, de tout ce qu'elle voulait savoir et qu'elle ne savait pas.

Elle se murmurait "Je veux être heureuse, un jour. Je veux tout avoir".

Se faisant des promesses, des vœux, parmi les plus incroyables choses. Car quand on rêve, autant le faire en grand !

Tout un été était passé, brillant de mille éclats.

Elle se disait "Je souhaiterais que la vie soit comme ça. Pour toujours."

Toutes ces envies se lisaient dans son regard, vif et brillant.

Elle était jeune, elle ne savait pas ce que la vie lui réservait. Elle ne pouvait que désirer, espérer, attendre.

C’était il y a des années, et je repense à elle parfois.

J’espère avoir exaucé au moins la moitié de ses vœux, et j’ose espérer pouvoir les exaucer tous, un jour.

 

 

Cœur plein

Cœur vide

A moitié rempli

Ou

Complètement anéanti

 

Cœur fermé

Cœur ouvert

Brisé

Ou

Généreux

 

Cœur qui déborde

Cœur asséché

Perdu

Ou

Retrouvé

 

Il y a tant de formes possibles

Tant de façon d'aimer

-  Ou d'apprendre -

 

Les espaces vides peuvent se remplir,

Les cicatrices s'apaiser,

Et l'amour à nouveau déborder.

mercredi 27 août 2025

 

Comme des marins sans bateau

Échoués tristement sur une île.

Cartes devenues inutiles.

Recommencer à zéro,

Faire confiance au hasard,

Ou à la chance.

Sur le sable fin,

Dessiner un autre avenir,

D'autres attentes.

Et compter sur le peu qu'il nous reste.

 

Il faut laisser pousser la plante,

Laisser fleurir la fleur,

Laisser grandir...

 

Laisse-toi aussi pousser,

Laisse-toi grandir,

Laisse-toi fleurir.

 

Deviens graine à nouveau,

Petite,

Qui souffle et se répand.

 

Laisse-toi partir au vent,

Laisse-toi guider,

Laisse-toi porter...

 

Il faut laisser fleurir,

Et te laisser aussi

Toutes les possibilités de grandir.

mardi 26 août 2025

 

Je veux un arc-en-ciel,

Les jours d'une couleur différente,

Joie et bonheur qui s'entremêlent.

 

La vie simple,

Le chaud au cœur,

Le rouge aux joues.

 

Je veux des étincelles,

Murmures des choses qu'on ne dit pas.

Atteindre et renverser le ciel,

 

Jusqu'au soleil, pourquoi pas !

 

Je veux Tout.

 

La vie est une pelote de laine

Emmêlée.

On est tous devant le bazar,

A ne pas savoir par quel bout le prendre,

Ni comment s'y retrouver.

Le but du jeu étant de démêler la chose,

Puis d'en faire un truc joli.

Un gilet ou une écharpe,

Un pull ou des gants...

Avec ou sans paillettes.

 

On s'acharne à trouver l'équilibre, alors que l'essentiel est peut-être dans l'art de se balancer.

D'avant en arrière, et risquer de tomber... mais ne pas tomber.

D'avant en arrière à nouveau. Et regarder devant, regarder derrière.

Ne plus savoir où regarder.

Se perdre complètement, et puis se retrouver.

Mais se perdre à nouveau.

Vouloir tout arrêter, reprendre malgré tout.

D'avant en arrière, et ne pas tomber...

L'important est surtout de ne pas tomber.

 

Quoi qu'il arrive,

Le soleil chaque matin,

Douceur et légèreté,

Lenteur et poésie.

Quoi qu'il arrive,

Il est là.

Et les oiseaux qui chantent,

Dépliant leurs ailes,

Reprenant la vie.

Quoi qu'il arrive...

 

Je suis heureuse de n'avoir aucun dieu devant lequel faire semblant d'être ce que je ne suis pas.

Heureuse de n'avoir aucun dogme me demandant de ne pas faire ceci ou cela.

Je suis ainsi libre de faire ce que je veux, et d'être réellement moi.

De choisir l'amour, parce qu'il est gratuit à donner et recevoir, et non pas en promesse d'un paradis inexistant ou d'un jugement final.

Je suis seule devant mes actes, et seule à me juger, même sévèrement.

J'ai au-dessus de ma tête un univers rempli d'étoiles, de planètes et de galaxies, qui se foutent bien de mon sort.

Et devant moi tout un monde qui se moque de moi de la même façon.

 

Souvent c'est comme si on était passés de l'autre côté du miroir, et que l'autre côté est un cauchemar.

La magie existe-t-elle encore ici ?

Je veux le croire.

Il faut continuer à vivre, créer, rêver, en tout cas.

Il faut au moins essayer, nous n'avons pas le choix.

Si cela ne nous sauve pas du cauchemar, que ça nous sauve au moins de la folie des hommes.

 

Je n'ai plus peur des monstres.

Maintenant je sais que ce sont eux qui avaient peur de moi,

Et que c'est la raison pour laquelle ils m'ont fait tant de mal.

 

Je n'ai plus peur des monstres.

Maintenant je sais que ma lumière est ma défense,

Et j'ai appris à m'en servir.

 

Je n'ai plus peur des monstres, drapés dans leur noirceur,

Car ils ne savent pas ce qu'est l'amour.

 

Je n'ai plus peur des monstres,

Mais eux ont toujours peur de moi.

 

Pour gagner certains combats, nul besoin d'être fort et rempli de muscles.

Marcher en compagnie de la vérité fera de toi une personne invincible.

Tu le verras lorsque tu croiseras des personnes remplies de mensonges :

La vérité brille trop grand et les aveugle.

Brille autant que tu peux. Parle vrai, sois honnête.

 

 

La fin d'été a des airs d'automne

Le soleil s'est caché sous les nuages

Tout est calme et tranquille.

Je ne sais pas si je préfère

La rudesse de la chaleur

Ou cette fraîcheur humide.

 

Ciel voilé de gris

-  Plafond de pluie -

A l'abri dans mon cocon,

Maison assombrie

- Éclairée par quelques lampes -

Délicieuse journée

 

La réalité qu’on voulait tous ignorer, c’est que la violence existe.

Quoi qu’on fasse, elle existe.

La différence entre avant et maintenant, c’est que avant, elle était cachée.

Violence crue dans des petites ruelles sombres, dans des maisons fermées.

Violence sur des réseaux anonymes, accès réglementé…

Mais maintenant, nous pouvons tous la voir, car elle ne se cache plus.

Et nous ne pouvons plus l’ignorer.

Violence filmée, fièrement montrée.

Haine crachée à tous les vents.

Nous pensions que la paix et l’amour avaient gagné, nous pensions vivre dans un monde où la violence restait dans des actes isolés.

Il n’en est rien.

La paix, l’amour, la gentillesse, sont désormais les actes isolés, cachés, peut-être honteux, dans un monde où la violence fait loi.

Qu’est-ce que cela dit de nous ?

 

Il y a tant de choses que j'ai été et que je ne serai plus...

 

J'étais devant une route pavée de points d'interrogation, impossible d'avancer sans savoir, besoin de réponses.

 

Je ne suis plus moi, mais je suis moi encore.

Je suis la même qui était sur cette route, quelques kilomètres avant.

 

La même, mais une autre aussi : celle qui a fait des kilomètres en plus, et qui sait un peu mieux où elle va, peut-être.

 

Ou peut-être pas.

 

En tout cas, je suis celle qui a fait les choix et qui me retrouve là.

 

Derrière, j'ai laissé toutes les moi qui hésitaient et qui ne savaient pas.

 

Je ne sais pourtant pas mieux qu'elles désormais.

 

Et je sais encore moins que les moi d'après.

 

On vit, on avance, on trouve...

Non pas des réponses, mais d'autres questions.

 

On regarde en arrière, l'ancien moi, les anciennes questions...

Et tout semble différent.

 

 

J'ai cherché dans l'écume des mers le sens de la vie,

Je n'ai trouvé que des coquillages et du sable.

 

J'ai beaucoup réfléchi à ce que cela signifie,

Et il se trouve que "Rien" était la seule réponse valable.

 

La mer est vieille et sage,

Elle Sait,

Sa réponse est la réponse que je cherchais.

 

Même si ce n'est pas celle qui me plaît.

 

 

Tout est là, étalé devant tes yeux.

 

Tu tournes et retournes, mais ne vois pas…

 

Pourtant,

 

Tout est là.

 

Tu peux garder les morceaux éparpillés

Ou tenter de les assembler,

C’est ton choix.

 

Ils sont assez beaux comme ça, c’est vrai,

Mais si tu les assembles,

Crois-moi…

 

Tu pourras voir que tout était là.

 

Depuis le premier jour, il ne manquait rien.

 

Et moi aussi j’ai cru être aveugle pendant longtemps,

Je ne voyais pas…

 

Moi aussi j’ai cherché tout ce temps,

Je ne trouvais pas…

 

Il n’y a pas de mode d’emploi pour assembler les pièces,

Et c’est ton seul chemin, tes seuls choix.

 

Mais tout est là.

 

 

 

Corset délacé,

J'ai l'air et la liberté,

Je peux enfin respirer.

Pourquoi nous emprisonner ainsi ?

Votre pouvoir est donc si fragile qu'il vous faut nous mettre en cage

Pour vous sentir rassurés...

 

 

Le vent porte mes mots

Le soleil les réchauffe

La pluie les fait retomber.

Arriveront-ils à leur destination ?

 

Deux miroirs

L'un face à l'autre

Se regardant dans l'infini,

Se renvoyant la même image.

Lequel reflète l'autre ?

 

Un jour

J’irai dans les montagnes

Et je ne reviendrai pas.

 

Je t’enverrai des oiseaux

Pour te donner de mes nouvelles.

 

Ils viendront à ta fenêtre,

Chanter que je vais bien.

 

Ma vie n’influence pas le monde,

Pourtant le monde a une influence sur moi.

 

Tout est essentiel dans ma vie,

Mais rien de ma vie n'est essentiel au monde.

 

Je pourrais ne pas exister, ça ne changerait rien :

Le monde était là avant moi, il sera là après moi.

 

Mais j'existe.

 

Tout est important, Rien n'est important.

 

Je cherche le mode d’emploi pour avancer

Dans un monde qui recule.

 

Peut-être que la solution est :

Avancer quand même, et malgré tout.

Quelle autre option ?

 

Le monde demande à se plier pour rentrer dans ses cases.

Et finalement, nous nous faisons avoir.

 

A vivre en retrait,

Sans me forcer

Sans me plier,

 

A inventer mes propres cases

Dans lesquelles je suis en confort,

 

 Je perds le monde.

 

Mais

Je me gagne moi-même.

 

Je venais avec des questions,

Mais j'ai trouvé les réponses en cheminant...

 

Elles étaient là où on ne regarde pas d'habitude :

 

Sous un caillou,

Sur un tronc d'arbre,

Derrière une feuille,

Au fond d'un lac...

 

Cela m'a pris du temps,

Le chemin zigzaguait,

J'ai failli me perdre.

 

Maintenant je suis là,

Avec toutes mes récoltes.

 

Si tu veux on partage :

Je t'offre mes réponses,

Et tu me donnes les tiennes.

 

 

Depuis toujours on t'a fait croire que tu avais le choix.

 

Mais subtilement, on t'a dit :

Prends ce chemin-là, il te correspond mieux.

 

Et puis :

Fais plutôt ça.

Fais plutôt comme ça

...

 

Un jour, et sans t'en rendre compte, tu t'es retrouvé loin de tes premiers rêves.

 

Tellement loin, que tu ne pouvais même plus te reconnaître.

 

Reviens sur tes pas autant de fois qu'il le faudra,

 

Mais retrouve-toi.

 

En quoi croire quand il n'y a plus rien ?

 

En qui croire quand il n'y a plus personne ?

 

Pourquoi chercher la lumière en quelque chose ou quelqu'un d'autre ?

 

Cherche-la en toi.

Quand il ne reste rien, il reste ça.

 

Crois en toi.