mardi 30 septembre 2025

 
Mon cœur ne se brisera plus sur des rochers brillants
Mon corps ne s'échouera plus sur des plages inconnues,
Parce que maintenant je saurais quoi faire
 
Je saurais quoi faire.
 
J'ai trop longtemps laissé le monde me briser,
Ramasser mes morceaux et en faire ce qu'il veut.
 
Mais maintenant je ne laisserai plus faire,
 
Je ne laisserai plus faire.
 
Tenez-vous prêts car je suis là cette fois
Devant vous, la tête haute et les pieds bien ancrés.
Il n’y aura plus jamais aucun vent pour me bousculer
Et quant au feu, je sais l’éteindre et je sais l’allumer.
 
Tenez-vous prêts, car désormais
Je ne laisserai plus faire et je saurais quoi faire,
Avec mes mains ouvertes et bien levées
Je maîtriserai le vent, et tous les feux allumés.

lundi 29 septembre 2025

L'été est loin maintenant,
Et dans un soupir ou deux
Ce sera déjà l'hiver...
 
Mais laisse-moi profiter
- Encore un peu -
Des derniers rayons du soleil...
 
Sur mon rocher
- Tel un lézard -
Je me repose et m'éblouis,
Ne voulant pas quitter l'endroit.
 
Laisse-moi profiter
- Encore un peu -
 
Je dormirai à la belle étoile,
Ébahie par le tourbillon des planètes,
Étourdie comme dans un manège.
 
L'été est loin maintenant,
Et dans un soupir ou deux
Ce sera déjà l'hiver...
 
Mais la chaleur ne me quittera plus
Et je te laisserai te réchauffer
- Au creux de moi -
<3

 
Il y a en toi une douceur qui m’émeut,
Un secret que tu caches et ne dis à personne.
 
Peut-être lourd à porter ou peut-être épuisant,
Mais tu tiens debout pourtant…
 
Il y a cette cicatrice que tu crois invisible,
Mais que j’arrive à voir à travers toi :
Toute cette souffrance que je ressens
Des bleus sur ton âme et des coups dans ton cœur…
 
Si tu savais comme je voudrais
Passer ma main sur tes douleurs
Pour qu’elles disparaissent définitivement ;
Et puis te prendre dans mes bras,
Réchauffer ton âme, anéantir ta solitude…
 
Si tu savais comme je voudrais te dire
Que la force qui porte le poids
Est justement celle qui permet de le vaincre ;
Et comment tu peux avoir confiance en toi
Pour réussir cela, et plus que ça encore…
 
Je pourrais encore te dire
Que la vie passe et qu’on survit à tout,
Même quand on s’en croit incapable
Et qu’on a mal partout…
 
 
Il arrive qu'on se sente invisible,
A parler dans le vent
A crier dans le vide,
Et ne pas se sentir entendu.
 
Mais un jour
 - Peut-être des années après -
Une réponse arrive...
 
Petite graine germée
Née de nos cris
 
Réponse timide
Qui dit
Je t'ai entendu,
Je t'ai écouté,
J'ai compris.
 
Et ce jour-là,
Tu réalises :
 
Que le silence n'est pas toujours vide
 
Que tu n'étais pas seul dans le noir
 
Que ça valait la peine
De dérouler les mots
Et d'abîmer ta voix.
 
Ça vaut toujours la peine.

vendredi 26 septembre 2025

 Fabrique-toi une vie
Bien à l'abri
Des ouragans
Des colères
Des disputes...
 
Protège-la à tout prix.
 
Ne laisse entrer
Que le soleil
Les cœurs brûlants
Un petit vent frais d'automne
Des yeux qui brillent
Quelques flocons de neige
Les lumières de Noël...
 
Rien que de belles choses.
 
Une vie
Qui te fait aimer
Qui te fait sourire
Qui te fait vibrer...
 
Tisse avec tes jolies mains
Des liens à chérir
Des rêves à réaliser
Des rires jusqu'à éclater...
 
Et rien que de la douceur

jeudi 25 septembre 2025

 
Le problème ce n’est pas la mort,
Mais la nostalgie :
Le temps qui passe
Les gens qui vieillissent
Et meurent,
La vie qui doit continuer…
 
Je ne veux pas
Voir le temps passer,
Les gens vieillir et mourir,
Puis la vie continuer…
 
Je ne veux pas,
Je ne peux pas.
 
Arrêtez le temps
Arrêtez la vie
Que les gens cessent
De vieillir et mourir.
 
Je fais demi-tour
Je retourne là-bas,
Où le temps s’est arrêté
Et les gens ne vieillissent pas,
Ne meurent pas.
 

mardi 23 septembre 2025

 
Souviens-toi des choses
Un sourire
Un câlin
Un baiser
 
Des choses les plus simples
- Ou les plus idiotes -
Un rire
Une bêtise
Même le ridicule.
 
Les petits détails
Sans importance
Mais qui compteront plus tard.
 
La somme de tous
Additionnés
Sera ta ligne de vie.
 
Souviens-toi des choses
Les plus petites
Les plus idiotes
Même le ridicule.
 
Et bien sûr
Les sourires
Les câlins
Les baisers.

dimanche 21 septembre 2025

 
La grande vague arrive
Et tu peux la voir :
 
L’eau calme bouge
En clapotis silencieux
Qui se transforment
En ondes plus sévères…
 
La grande vague arrive
Et tu peux la sentir :
 
Les humeurs changent
Les nuages s’embrunissent,
Les oiseaux : envolés déjà…
 
Tout le monde à l’arrêt
Regardant loin devant
Observant les ondes grossir,
A l’attente de ce qui vient.
 
La grande vague arrive
Pour tout bouleverser,
Tiens-toi prêt…

vendredi 19 septembre 2025

 
Il y a deux manières de regarder les gens :
En surface,
En profondeur.
 
La surface est le plus facile,
Pour ne pas s'abîmer les yeux
Ou le cœur.
 
Creuser en profondeur
Demande de la patience
Et de l'audace.
 
Il s'agit d'oser regarder,
Non pas avec les yeux :
Avec le cœur
 
Il s'agit de ne rien juger
Rien toucher
Rien déplacer.
 
Juste regarder vivre,
Se laisser absorber
Émotionnellement
- Entièrement -
 
Regarder en profondeur,
C'est aimer ce que l'on voit
D'un amour fou
- Simplement parce que c'est la vie -
 
La venue d’un nouveau jour
Sous le regard du soleil
Bienveillant.
 
Sortir de sa coquille et
Renaître.
 
Dans le jardin,
Parmi les fleurs.
Respirer le vent.
 
Liberté nouvelle,
Douceur d’une deuxième jeunesse.
 
Que m’arrive-t-il ?
Je revis.

mercredi 17 septembre 2025

Etre survivant n’est pas avoir échappé à la mort :
Mais avoir surmonté la vie, ses multiples coups de poignards.
 
Sur-vivre : passer par-dessus la vie.
Mais plus haut encore : perché sur les hauteurs.
Inatteignable.
 
Quand tu sors de là, tu es invincible, intouchable.
 
J’ai survécu.
J’ai appris à jongler avec les couteaux que la vie m’envoyait.

Tu ne m’attraperas plus.

J’ai survécu, je peux tout faire.

dimanche 14 septembre 2025

 
Ton chemin est unique
Il est ta seule empreinte
 
Personne n'est passé là
Ni ne repassera jamais
 
Ceux qui voudraient essayer
- Ou suivre -
Ne feront que passer à côté
 
Rien n'effacera tes traces
Tes pas
 
Les marques que tu laisseras
Sur le monde
 
Resteront gravées ici à jamais
- À ton nom -

lundi 8 septembre 2025

 
Le sol
Effondré sous nos pieds,
Ouvre des horizons
Inconnus.
 
Une lumière
- Lueur nouvelle -
Naissance d'espoir.
 
Qu'adviendra-t-il maintenant ?
 
Réapprendre à marcher
Sur un sol effondré
 
Réapprendre à voir
Les possibilités
 
Ne pas se laisser aveugler
Par toutes les lueurs
 
Ne pas se laisser emporter
Par de faux espoirs
 
Garder l'équilibre
 
Et croire,
Encore.

dimanche 7 septembre 2025

 
Sauve-moi de la mélancolie,
De la tristesse du monde.
Sauve-moi du vertige de vivre
Et de la peur de mourir.
Je vais me recroqueviller sous les couvertures,
Attendre que tout s'arrête.
Je n'en sortirai que lorsque tout ira mieux.
Ou bien, je n'en sortirais jamais.
On parlera de moi comme la momifiée qui a trop attendu.
On oubliera mon nom.
Et moi j'oublierai tout.

samedi 6 septembre 2025

 
Dans les interstices, les silences, des mots ne sont pas dits.
Ils vibrent pourtant, autour de ton atmosphère, et je les ressens.
 
Je devine ce qui existe en toi, et que tu voudrais cacher.
 
Je sais aussi quand tu l’étouffes sous des mots, voulant dire le contraire de ce que tu penses, ou ressens, réellement.
 
Tu ne fais pas exprès, je sais, de modifier parfois la réalité : c’est simplement parce que tu n’es pas prêt à l’affronter toi-même.
 
Les mots, comme les silences, sont vibrations.
La vérité, les illusions, sont vibrations.
Tes émotions : des vibrations.
 
Je sais et je ressens tout cela.
A quoi me sert de le savoir ?
A rien, sauf à apprendre tes vérités cachées.
 
Ça ne me sert à rien, car je ne peux rien dire.
Personne n’aime être ainsi deviné, lu, compris… Jusque dans ses failles, ses peurs, ses doutes.
 
Mais c’est ainsi que les choses vibrent, c’est ainsi qu’elles viennent à moi.
Je ne peux rien y faire, je n’ai pas choisi cela.
 
 
A mesure que je me cherche,
Je trouve...
 
Redéfinir les contours du Moi,
Éclaircir les ombres
- Tout semble modifié -
 
A mesure que je m'apprends,
Je comprends...
 
Cette personne dans le miroir
Ressemble de plus en plus
- A qui je suis -
 
A mesure que je vieillis,
Je redécouvre...
 
Les Moi s'additionnent
- Pour ne former qu'un -
 
Sensation du temps qui passe,
- Se sentir être et devenir -
Évoluer en continu...
 

Il y a quelque chose

Mais je ne sais pas quoi.


Quelque chose en plus

Ou en moins.


Quelque chose dans l’air,

Ou en moi.


Quelque chose,

Mais quoi ?


Si le dehors change,

Je m’adapte et change aussi.


Si c’est moi qui change

Le dehors semble différent,

Alors qu’il n’a pas bougé :

C’est seulement mon regard sur lui

Qui s’est déplacé.


Il y a quelque chose,

Mais quoi ?


Je crois que j’ai encore grandi

Dans la nuit.

jeudi 4 septembre 2025

 
Il y a plus d'une fois que le monde
Me donne envie de pleurer.
 
Personne ne peut endurer tant de douleurs,
Et je les ressens toutes…
En écho dans mon cœur,
Tambourinant assez fort
Pour ne pas être ignorées.
 
Je ne peux pas tenir sur mes épaules
Toutes les douleurs en une seule.
Je ne peux pas.
 
J'ai essayé,
Mais je ne suis pas assez forte.
 
Je ressens tout, je ressens trop.
 
Et si je porte les peines, croyez-moi :
Il en est de même pour les joies…
Immenses et lumineuses,
Elles m'éclairent et m'allègent.
 
Ça je peux,
Oui, je peux,
Ressentir votre bonheur en multiples arcs-en-ciel
Ou en feux d’artifice grandioses.
 
Mais le monde est ce qu'il est,
Et les malheurs sont plus nombreux.

mercredi 3 septembre 2025

 
Le chat me regarde du haut de sa sagesse ancestrale.
A quoi pense-t-il et que sait-il ?
Il semble toujours me juger, me dire avec ses yeux :
"Je connais la vie.
Manger, dormir, chasser, jouer.
Il n'y a rien de plus à faire.
Arrête de t'agiter dans tous les sens,
Repose-toi, humain."
 

mardi 2 septembre 2025

 
Là dehors, le mur.

Trouver une faille entre les briques,
Déconstruire morceau par morceau.
 
Transformer les Pourquoi
En Pourquoi pas,
 
Et les problèmes
En solutions.
 
Trouver la troisième voie
- Car il y en a toujours une -
 
Au bout d’un moment
Apercevoir un rai de lumière,
 
Voir le bout du tunnel.
 
Le mur ne sera pas entièrement défait,
Mais la liberté approche.
 
Ce souffle que tu cherchais,
Tu le trouveras là :
Dans ce petit courant d’air
Rafraichissant.
 
Une seule faille suffit
A faire tomber le mur.
 
Pour peu qu’on la cherche.

lundi 1 septembre 2025

 

De toi je sais si peu de choses,

Et pourtant j'ai l'impression de tout savoir.


Je sais que nous partageons la même cicatrice,

Qui nous traverse de part en part,

Et nous ronge de long en large.


Toi aussi tu avais des rêves et ils se sont brisés.

Je sais que tu es triste,

J'aimerais te consoler.


Je sais que tu m'entends malgré le silence,

Et que tu me vois malgré la pénombre.


Je ne peux pas te promettre qu'on s'en sortira :

Je sais que ce ne sera pas facile.


Je ne veux te dire aucun mensonge :

Moi non plus je ne sais pas où je vais.


Mais je reste avec toi.

Et si tu tends un peu ton bras,

Tu sentiras ma main.


La seule certitude est cette présence aveugle.


Continuons.

 

Je n'ai rien,

Mais je suis riche...


Les poches vides

Et la tête remplie de rêves.


Les poches vides

Et le cœur grand.


Je n'ai rien,

Mais je suis riche...

 

Riche d'un rien

Qui peut tout devenir,

Tout oser.


Le pas grand-chose

Qui signifie beaucoup.


Je n'ai rien,

Mais je suis riche...