Dans
les interstices, les silences, des mots ne sont pas dits.
Ils
vibrent pourtant, autour de ton atmosphère, et je les ressens.
Je
devine ce qui existe en toi, et que tu voudrais cacher.
Je
sais aussi quand tu l’étouffes sous des mots, voulant dire le contraire de ce
que tu penses, ou ressens, réellement.
Tu
ne fais pas exprès, je sais, de modifier parfois la réalité : c’est
simplement parce que tu n’es pas prêt à l’affronter toi-même.
Les
mots, comme les silences, sont vibrations.
La
vérité, les illusions, sont vibrations.
Tes
émotions : des vibrations.
Je
sais et je ressens tout cela.
A
quoi me sert de le savoir ?
A
rien, sauf à apprendre tes vérités cachées.
Ça
ne me sert à rien, car je ne peux rien dire.
Personne
n’aime être ainsi deviné, lu, compris… Jusque dans ses failles, ses peurs, ses
doutes.
Mais
c’est ainsi que les choses vibrent, c’est ainsi qu’elles viennent à moi.
Je
ne peux rien y faire, je n’ai pas choisi cela.
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