dimanche 26 avril 2026

Oublie les règles imposées, 
Joue avec les libertés.

Laisse ton esprit
Grandir sans contrainte,

Et l'énergie 
Circuler sans crainte.

Dans le vent 
Se forment tes empreintes,

Grand rayonnement :
Lumière qui ne peut être éteinte.

vendredi 24 avril 2026

Il danse nu

Devant la foule

Dans la pénombre lumineuse.


Le temps est suspendu,

Son corps se déroule

Sous les notes joyeuses.


Tout est deviné

Rien n’est vu


Rien n’est montré


- Mais il est nu -


Et il danse.


Dans toute sa puissance.


La lumière s’éteint,

Il repart.


Un salut de la main

Puis un dernier regard.


mercredi 22 avril 2026

J'ai bonne mémoire
Et j'ai longtemps marché 

- Sans me soumettre,
Ni me faire prendre -

J'ai appris à voir
Plutôt que regarder

- Puis à connaître,
Et à comprendre -

Je sais mes devoirs
Et puis mes libertés ;

J'ai su renaître 
- J'ai su apprendre -

J'ai tant d'histoires
À raconter

Et à transmettre 
- Même des tendres -

Tellement d'espoirs
À partager 

Avant de disparaitre 
- Devenir cendre -

Tendresse de la mer
Vagues de douceur

Caresse éphémère
- Longtemps après demeure -

Sur le sable allongée
Lentement les pensées

S’emmêlent comme des nœuds
Sous le ciel soyeux

Le sable sur les mains
Millions de petits grains

S’enfoncer avec lui
Au creux de l’infini

- Redevenir poussière -
- Retourner à la mer -

samedi 18 avril 2026

Petit bonheur
- Grand sourire -

Esprit rêveur
- Grand soupir -

Dans le blé vert :
S’assoupir ;

Sous le ciel clair
- Encore rire -

Sous le soleil :
S’éblouir ;

Et des bonheurs
- Les cueillir -

Jusqu’aux heures
- De dormir -

Rêver encore
- S’enrichir -

Éveil d’aurore
- Repartir -

vendredi 17 avril 2026

Leçons de vie
Apprentissages

Paix de l'esprit
Vient avec l'âge 

Compte les rides
Et souviens-toi

Reste candide
A chaque pas

Tu fais l'histoire 
En décidant 

Tu fais l'espoir 
En avançant 

Tu deviens sage
En te trompant

L'apprentissage 
Est important

jeudi 16 avril 2026

Trop d’émotions

Menace de l’explosion
Menace de l’invasion

- Trop d’émotions -

Les yeux humides
Le cœur en flamme
La gorge acide

- Début du drame -

Et vient l’urgence
Tout se déclenche

Fin du barrage

- Voilà la rage -

Larmes de feu
Et larmes amères

Débit furieux

- C’est la rivière -

Et puis la paix
Douce accalmie

Sourire muet

- Tout est fini -


mercredi 15 avril 2026

On confond le sage et le fou

Car les deux vivent sans peur,


Et sans doute le sage à moitié fou

Et le fou quand même sage :


Car les deux sont joueurs

Et tout aussi sauvages…


On joue sur les mots

Pour trouver l’un plus fou,

Et l’autre un peu plus sage ;


Mais rien n’est plus faux

Que d’en venir à bout

Par le simple langage...


J’ai connu des sages fous

Et aussi des fous sages,


J’ai appris leurs leçons

Et trouvé leur entente :


La sagesse en possession

D’une folie puissante...


Ce que cela fait de moi

Mérite que je l'explore :


Une sage pleine de foi

Ou une folle qui s'ignore ?


A la manière dont on recolle
Les morceaux brisés
De nos vies,

Au rythme du cœur qui s’affole
Dans les dangers
Et les cris,

Aux vagues qui se brisent
Sur les rochers
Sans prévenir,

Et à cette petite brise
Souffle léger
Qui fait tenir ;

A la manière dont tout s’arrange
En mosaïque bien dessinée,

Et comme tout semble étrange
Une fois les tempêtes passées...

mardi 14 avril 2026

La nuit est tombée trop tôt ce soir,
Je n’ai pas assez profité du jour :

J’étais perdue dans ma mémoire
A retracer d’anciens parcours...

Autrefois la vie m’a perdue
- Et je me suis trouvée quand même -

Maintenant le jour a disparu
- Et l’un dans l’autre c’est idem -

Je me retrouverai dans le noir
Comme autrefois me suis cherchée,

Je retrouverai les espoirs
- Je pourrai même les recréer -

La nuit est tombée trop tôt ce soir
Mais demain je saurai profiter

Sans plus me perdre dans ma mémoire
Et ses endroits particuliers.


dimanche 12 avril 2026

La magie se perd
Quand on connaît le tour,

Elle devient secondaire 
Il n'y a plus de retour...

Et l'enfant intérieur 
Se blesse peu à peu,

Perdant de ses couleurs
Devenant plus sérieux ;

Révélant un adulte
Fragile qui s'égare,

Au milieu du tumulte
Et proche du désespoir.

Il voulait la magie,
Mais la vérité choque :

Le spectacle est fini,
Les rêves se disloquent...

Offrons-lui des paillettes
Pour qu'il y croit encore,

La vie n'est pas parfaite :
Recréons un décor.

Alchimise l'amour
Tes deux mains bien ouvertes

Aux lumières du petit jour

- Recrée la découverte -

Alchimise la vie
Le soleil tourne autour

Profusion d'énergie 

- Visible à contre jour -

Alchimise-toi
Recréant le parcours

L'amour sera ta loi

- D'une douceur de velours -

samedi 11 avril 2026

La guerrière 
Ne joue à aucun jeu

- Elle est entière -

Pieds nus sur le sol,
Elle marche sur le feu

Et n'a qu'une parole.

Elle reste solitaire,
 - Ne plie sous aucun dieu -

Défie les téméraires

- Et voyage sans boussole -

Allant dans tous les lieux
Elle brûle vos idoles...

La guerrière 
- Pour toujours indomptable -

S'ennuie de vos manières,
De ce monde trop sérieux,

Des hommes misérables 

- Et bien trop orgueilleux -

Il n'y a rien à faire
De tels incapables :

Leur mollesse de caractère, 
Leurs gestes trop nerveux

Ils sont insupportables 

- Et si peu courageux -


vendredi 10 avril 2026

J'ai créé un labyrinthe,
Tu pourrais t'y égarer : 

Hauts sont les murs d'enceinte
Qui protègent mes vérités.

Il y a de nombreux couloirs 
- Et encore plus d'impasses -

Également des miroirs 
Reflétant les surfaces...

J'aime à m'y promener 
Et observer ceux qui me suivent,

J'aime à les voir échouer
Aux épreuves successives...

Le cœur est protégé
Et montré en mirages ;

Le moindre chevalier
Qui se croirait plus sage

Se perd en un instant
S'il oublie une seule règle :

Rien n'est plus fascinant
- Je suis un peu espiègle -

La porte s'ouvre à toi
C'est ton tour à présent 

Tu peux te perdre ou pas
- Selon mon jugement -

jeudi 9 avril 2026

Soir d'orage
Je reste sage

Au fond du lit
Pour éviter la pluie...

Soir d'ennui,
Tombe la nuit

Et les coups de tonnerre
Réveillent les mystères...

Je fuis la tempête
Cachée sous la couette ;
 
Les fantômes sont sortis,
Ils dansent, s'amusent et rient...

La pluie ne les mouille pas
La foudre ne les touche pas

Ils sont gais, simplement :
Ceci est leur moment.

Chaque nouveau jour
Faire le deuil d'hier,

Laisser la place pour
De nouvelles matières

Pas de demi-tour
- Ni pirouette arrière -

Ni aucun détour 
- Et aucune colère -

Juste patiemment
Aller vers le nouveau,

Avancer avec le temps
Comme suivre un ruisseau

Accepter les accidents 
- Sans prévoir de scénario -

Et aussi les changements
- Ou bien même le chaos -

mercredi 8 avril 2026

Les anciens savent la vie
Pour l'avoir trop vécue

Et les jeunes, fougueux d'envie,
Veulent déjà toutes les vertus ;

Mais le temps s'acquiert 
Par les erreurs commises :

La vie n'est conseillère 
Que par leçons apprises,

Et seule la patience
Offre tous les cadeaux

Acquis par l'expérience 
Et par petits morceaux...

Ainsi les jeunes fougueux 
Deviennent des vieux sages,

Leur regard est mystérieux
Leur langue remplie d'adages ;

Ils distribuent des conseils
Que d'autres jeunes n'écoutent pas 

Comme un cycle traditionnel 
Reproduisant le schéma...


Le ballet des hirondelles,
Enfin de retour !

Toute l'année n'attendre qu'elles 
- Et la saison de leurs amours -

La vie se renouvelle,
Plus longs se font les jours

Et je ressens l'appel
De la nature autour :

Ses cycles universels
S'imposent sans longs discours,

Je sens pousser mes ailes
Douces comme du velours

- Je deviens hirondelle
Pour suivre leur parcours -

mardi 7 avril 2026

Il se laisse en vague à l'âme 
Ainsi doucement couler,
Impuissant à reprendre les armes
- Impuissant à remonter -

Quel déclic pourrait le faire sortir
De cette langueur assassine,
Lui redonner l'envie d'agir
Et mettre en route la machine ? 

Aucun remède délicat
N'a été puissant jusque-là,
Il a perdu les possibilités 
- Absolument rien n'a marché -

Il pouvait choisir des chemins 
Ou seulement tendre une main
Il pouvait choisir d'être aidé 
- Mais il s'est laissé tomber -

On le regarde avec tristesse
Sans plus comprendre sa détresse
Il pouvait choisir d'être aidé 
- Mais il s'est laissé tomber -

samedi 4 avril 2026

J'aime la présence des gens 
Qui sont mes seuls amis,
Et fabriquer des moments
De bonne compagnie ;

La soif de ces instants,
La chaleur des esprits,
Quand s'arrête le temps
Que tous ensemble on rit :

Il n'y a rien d'important
Que ces moments chéris,
De ce fort engagement 
De l'amour qu'on construit...

La vie passe légèrement 
Quand on la passe ainsi :
Le bonheur simplement
D'être avec ses amis.

vendredi 3 avril 2026

Au rythme de la lune 
Et des soleils d'été,
Une vie peu commune
Hors des chemins tracés :

Une fille très sauvage
Vibrant avec la terre,
Qui parle le langage 
Du feu et des mystères,
Ignorant tout des lois
De notre société :
C'était ainsi son choix
De rester ignorée...

Dans sa montagne au loin 
Elle a fait son refuge,
Brûlant tous les chemins
- Créant des subterfuges -
Pour éviter qu'un jour
On vienne la chercher
- Et sûre que toujours
On reste bien éloignés... -

Demain j'irai comme elle
Sur un flanc de montagne,
Me rapprocher du ciel 
M'éloigner du vacarme,

Apprendre le langage
Du feu et des mystères,
Redevenir sauvage
- Vibrer avec la terre -
Désapprendre les lois
De notre société,
Et faire ensuite le choix
De rester ignorée...

Je partirai au loin,
Bâtirai mon refuge,
Brûlant tous les chemins
- Créant des subterfuges -
Pour éviter qu'un jour
On vienne me chercher
- Et sûre que toujours
Je reste bien éloignée -

A tout ce temps que j'ai vécu 
Sans le comprendre,

A la manière dont je me suis perdue
Dans ses méandres,

Tout ce temps à rattraper
Qui s'est perdu à jamais 

- Une grande responsabilité 
Qui fait nos pertes ou nos succès -

Et chaque seconde à douter
Est encore tout ça de pris,

Mais tout ce temps abandonné 
Fait partie du circuit,

Et chaque minute qui est volée 
Est un apprentissage,

Chaque heure sans qualité 
Fait partie du voyage,

Je n'ai rien à regretter :
J'apprends le bon usage.

jeudi 2 avril 2026

Ne te laisse pas presser
Et prends bien tout le temps :

Tout ce qui est sacré
Se fabrique lentement ;

A l'abri des regards
Et éloigné du monde :

Ainsi on façonne l'art
Ainsi l'œuvre est féconde,

Mais si tu vas trop vite
Tu ne peux plus recevoir 

Tout ce que l'œuvre habite
Et renvoie en miroir...

Le rythme est naturel
Il faut seulement le suivre, 

Laisser pousser les ailes,
Voler tant que ça vibre...

Et comme c'est un cadeau
Que tu as dans les mains

De fabriquer du beau
- Si proche du divin -

Prends tout le temps qu'il faut,
Et puis prends-en bien soin.

Il a l'air chaotique 
- Mais tout est bien rangé -
Ce monde un peu magique
Dont je garde l'entrée

- Et où peu de personnes 
Ont le droit d'accéder -

Je sais bien qu'il étonne 
Ceux que je fais rentrer,
Mais je sais qu'ils s'amusent 
Jusqu'à tout oublier

- Une humeur qui se diffuse
Jusque dans leur réalité -

C'est pour cela que j'aime
Parfois le partager,
Le décrire en poème 
Et là-bas m'évader.
J'ai trouvé la chaleur ici
Dans cet endroit longtemps perdu
Où rien ou presque ne survit
- Et pourtant moi j'ai survécu -

J'ai trouvé la tendresse ici
Dans cet endroit où tout remue
Et rien ou presque ne s'établit
- Et pourtant moi j'ai bien tenu -
 
J'ai trouvé la beauté ici
Dans cet endroit un peu confus
Où tout ou presque est gris
- Mais des couleurs moi j'en ai vu -

Oui j'ai trouvé mon paradis
Dans cet endroit mal connu
Que la plupart des gens fuient
- Et qui pourtant moi m'a émue -
 Il y avait un poids mort sur mon rivage 
- Je l'ai laissé emporter par la mer -

Les yeux sont tristes sur mon visage
- J'ai encore le regard amer -

La solitude me brise et pèse encore
- Mais il était mort, je ne pouvais rien faire -

Je reste assise sur le bord
- Et près de moi sont ses affaires -

Je fouille sans rien trouver
- Mais tout cela n'était pas nécessaire -

J'ai le cœur lourd de pensées 
- Et j'essaie une dernière prière -

Peut-être un jour reviendra-t-il 
- De la mort, et aussi de la mer -

Ce n'étaient pas des jours faciles
- Mais il faut parfois laisser faire -

Et je m'en vais, si loin devant
- En y laissant aussi ma colère -

Je laisse à l'eau tous les bilans
- Et je m'en retourne à la terre -

mercredi 1 avril 2026

Si tu ne sais plus où aller,
Tu sauras bien où revenir :
J'aurais mes bras pour t'enlacer,
Et mon coeur pour te sourire.

Si jamais tu reviens blessé,
Cela pourrait te suffire :
Un endroit où se reposer
Et un moment pour réfléchir.

Si la vie t'a attristé,
Je serai là pour te soutenir ;

Et si la vie t'a bien comblé,
Viens partager les rires.
Ce qui nous relie - personne ne sait -
Une même passion, un même secret ;
Au delà des mots et sentiments
- Quelque chose de plus important -
Une même envie, même direction,
Qui nous empêche toute division ;
Et puis ces choses - petits détails -
Sur lesquelles on se chamaille ;
Ces autres choses qu'on se reproche
- Mais elles aussi nous rapprochent -
 
Ce qui nous relie est si intime
Et d'une profondeur sublime,
 
Comme une planète et un soleil
- Ce magnétisme naturel -
Tu veux que tout soit beau
- Et comme au premier jour -

Mais rien ne reste nouveau 
Ni ne peut durer toujours ;

Et quand les choses changent 
Il faut les accepter,

Malgré la sensation étrange 
De les voir évoluer.

Aussi les traces du temps 
Sont belles à observer :

On voit le mouvement,
Ce qui s'est modifié.

Et peut-être que tout cela 
N'est qu'une seule mélodie :

Grandir en restant soi
Vieillir avec la vie,

Aimer le dernier jour
Comme tu aimes le premier, 

Aimer tout le parcours
- Aimer le temps passé -