mardi 31 mars 2026

On a partout les mêmes espérances :

Vivre libre et heureux si on a de la chance,

Traverser la vie sans trop d'égratignures

- Au moins savoir panser chacune de nos blessures - 

Toujours cette envie d'accomplir quelque chose,

Devenir peut-être l'un de ces grands virtuoses

Qui sont portés aux nues et traités en héros,

Et qui vivent ensuite à l'abri du chaos...

Chacun a ses désirs, les yeux remplis de rêves 

Et malgré tout cela, la vie reste si brève :

Tu manqueras de temps pour faire ce que tu veux,

Tu devras faire des choix et trier tous tes vœux ;

Mais sans être héros, et sans être virtuose,

Les bonheurs tous simples sont déjà grandioses.

lundi 30 mars 2026

Le passé est derrière 
Et la vie avance,

Tu restes solitaire
En allant dans le mauvais sens...

Les larmes s'accumulent 
Derrière tes paupières :

C'est un long crépuscule 
Dont tu ne sais que faire.

Enchaîné à la douleur
Tu fabriques un sanctuaire,

Rempli de tous tes pleurs 
Plongé dans la misère...

Et la vie avance
- Le passé est derrière -

C'est toute ton existence 
Qui devient secondaire...

Et pourtant quelque part,
L'appel d'une lumière

Résonne comme un espoir
Pour tenter de t'extraire

De ce temps qui te noie 
Et te laisse en arrière...

Un jour tu seras prêt 
A passer la frontière

Et reviendras en paix
Vers la vie et la lumière.

samedi 28 mars 2026

Destins scellés 
Boucles fermées :

Tout est appris
Tout est compris ;

Vive l'avenir
- D'autres sourires -

Nouveaux destins
Nouveaux chemins :

D'autres à comprendre
D'autres à apprendre,

Et avancer 
L'esprit léger,

Toujours plus loin
Les doutes en moins ;

Et la vieillesse 
La sagesse

- Toujours plus loin 
Les doutes en moins -

vendredi 27 mars 2026

Ajuste les peintures de guerre :
Prépare-toi aux combats.

Certains maux sont nécessaires,
On y échappe pas...

Les pertes et les gains
Sont équivalents,

Et sur le terrain :
Toujours en mouvement.

Tu trouveras la force 
Sous chaque douleur,

Comme des amorces
Pour revenir vainqueur.

Il arrive de faiblir
Et parfois s'affaisser,

Mais tu peux guérir
Et puis te relever.

N'oublie pas que l'on gagne
Même sans armure

Et même si ta lame
Ne provoque de blessures :

L'ennemi est en toi
- Pas à l'extérieur -

Et le seul vrai combat 
Se mène dans ton cœur.
J'ai découvert le froid 
Et j'ai connu l'acide,

Lentement dans les émois
De ta tendresse perfide :

Tu jouais à l'araignée
Et j'étais une mouche,

Dans la toile piégée 
Je n'étais plus farouche.

J'ai découvert le froid
Et j'ai connu l'acide,

Puis j'ai défié tes lois 
D'une manière intrépide :

Je me suis libérée 
Avant que tu me touches
 
 -Tu n'es plus araignée 
Je ne suis plus la mouche -

Et tu connais le froid
Tu découvres l'acide,

Mais répandus par moi
Sur ton corps rigide.
J'ai vogué très longtemps 
Sur les mers de l'absurde,

Et je serrai les dents
- Fou de mes certitudes -

J'inventais des mensonges
Qui devenaient vérités,

Je vivais dans mes songes,
Loin de toute réalité.

M'éveillant par instants,
La lumière aveuglante

Brisait mes arguments 
D'évidences cinglantes ;

Et je n'écoutais pas
Et je refusais tout,

Restant dans cet état,
Recréant des tabous...

C'est un jour désertique
- En précipice de solitude -

Que j'acceptais la logique,
Malgré les turpitudes.

Mais la folie parfois m'égare, 
Et encore par moments

Je retourne en mémoire
Dans mes troubles tourments...

J'aimais l'absurdité 
- Et j'aimais le délire -

Et j'aime à m'égarer
Encore en souvenir.

mercredi 25 mars 2026

On ne dit rien de ces combats
Qu'on mène à l'intérieur,

Des sacrifices qu'on fait parfois,
Des choses qui nous font peur ;

On ne dit rien sur les doutes
Qui lentement nous envahissent
 
Quand nous prenons la route
Tout seul et sans indices...

On ne dit jamais rien,
Mais est-ce préférable ?

Ni les hontes ni les chagrins
Qui nous laissent misérables ;

On ne dit jamais rien
Sur cette affreuse solitude

Qui nous tord les intestins
Et nous remplit d'incertitudes.

Pourtant si l'on parlait
On aurait l'occasion de voir

Que chacun ressent les effets
De ces affres et ces espoirs,

Que personne n'est à l'abri 
De ces angoisses et douleurs,

Et que tout le monde paie le prix
De ce chemin vers le bonheur.

samedi 21 mars 2026

Le philosophe sourit au guerrier,
Car ils savent de quoi la vie est faite :
 
Ils ont cette sagesse partagée
Et chacun leurs combats ou défaites.
 
Ce que le sage a pensé dans sa tête
Le guerrier l'a vécu sur le terrain,
 
Et tous les deux dans leur conquête
- Malgré leurs différents chemins -
 
Arrivent aux mêmes conclusions
Et parlent avec le même regard
 
- Chacun depuis sa position -
- Chacun depuis sa propre histoire -
 
Tout ne mène qu'à ces mêmes points :
 
Les victoires sont passagères ;
La vie est fragile et ne vaut rien ;
 
Ne garde pas ton cœur amer :
L'amour est tout ce dont on a besoin ;
 
Ne cours pas après tous les mystères :
Chaque chose doit avoir une fin.
 
Voilà les vérités élémentaires,
 
Et l'un et l'autre se serrent la main
Retournant à leurs vies de solitaires,
 
Reprenant chacun son chemin…

vendredi 20 mars 2026

Aujourd’hui commence enfin
La saison des lumières ;
 
Je parcours les chemins
M’enivrant de l’atmosphère…
 
Le doux chant de nature
Caresse tous mes sens,
 
Et je prends la mesure
De la lente croissance,
 
De ces temps imposés
Où la vie se repose,
 
Et du calme qui précède
Toutes les métamorphoses…
 
Aujourd’hui est venu
Le moment de grandir :
 
Tout ce qui était contenu
Ne demande qu’à fleurir ;
 
La nature donne le ton
Et je m’accorde à elle,
 
Me joignant aux vibrations,
Répondant à son appel.
 

mardi 17 mars 2026

Toujours les mêmes gestes
- Mille fois accomplis -
 
Le souvenir qui reste
Dans le corps - enfoui -
 
Toujours cette habitude,
Cette façon qui reste
 
- Jusque dans l’attitude
Qui devient un réflexe -
 
On le croit oublié
Mais le corps se souvient,
 
Rien d’autre à ajouter
Que laisser faire les mains ;
 
Et puis l’on se rappelle
Et puis ça nous revient :
 
Le geste naturel
A quelque chose d’ancien ;
 
Et puis l’on se rappelle
Et puis ça nous revient…
 
- Ce passé très réel
Dans notre quotidien -
Ne bois pas plus loin que ta soif
- Tu pourrais te noyer -
 
Parfois le vent nous décoiffe :
Reste bien ancré ;
 
Les voyages sont épuisants
- Même pour les bons marcheurs -
 
Et les églises, bien souvent,
Sont pleines de pêcheurs...
 
Que tes gestes et tes mots
Soient d’une même douceur,
 
Dans les tempêtes et les chaos
Qu’ils gardent tes valeurs :
 
Ainsi tu voyageras loin
Sans gaspiller ton énergie
 
Et tu verras tous les chemins
S’ouvrir vers l’infini.
Mon cœur fond sous le soleil de printemps :
La renaissance est enfin arrivée,
 
Il s’agite sous les amours naissants
- Promesses de douceur sous un soleil léger -
 
Mon âme fond sous le soleil de printemps :
Le renouveau l’a soudain libérée,
 
Elle s’agite au milieu des changements
- Toute remplie d’un désir enflammé -
 
Mon corps fond sous le soleil de printemps :
La chaleur l’a soudain réveillé,
 
Il s’agite pour remuer son sang
- Il faut se remettre à fonctionner -
 

lundi 16 mars 2026

Rien ne m’enivre autant que d’être en pleine nature
Au milieu des fleurs, des arbres, des animaux ;
 
Rien ne m’enivre autant que respirer l’air pur
Ou me baigner dans un petit ruisseau.
 
Et d’escapade en escapade, je m’enfuis,
Pour retrouver la source de tous mes mots,
 
Pour éviter que tombent dans l’oubli
Les fleurs, les arbres, les animaux…
 
Après nous, il ne restera plus qu’eux ;
Après moi, seulement de la poussière :
 
Et mes mots, dans une grande fumée bleue
Retourneront tout droit à leurs mystères.

dimanche 15 mars 2026

Elle les veut, ses cicatrices de guerre,
Des traces visibles et qui restent,
Des marques qui la rendent fière
Du trajet parcouru gigantesque.
 
Elle désire, malgré la douleur,
Graver les souvenirs sur sa peau,
Rendre voyant le chemin intérieur :
Qu’on puisse en voir tout le réseau.
 
Elle va l’écrire en langage secret
Que seuls certains comprendront,
Et repérera d’un œil discret
Ceux qui connaissent les significations.
 
Elle laissera les autres sur le côté,
Car eux ne peuvent pas comprendre
Le sentiment d’être guerrier,
De le graver sur une peau tendre.
Tu veux savoir où je t’emmène
 
Mais ça n’a pas d’importance,
Puisque la vie n’a aucun sens.
 
Même moi je ne suis pas certaine
 
De savoir où je vais,
D’avoir les bons projets…
 
Et, est-ce que ça fait la différence
Puisque la vie n’a aucun sens ?
 
Tu dis que je suis bohémienne
 
Sauvage au milieu des forêts
Qui connaîtrait les grands secrets…
 
Mais je n’ai aucune expérience :
Seul l’univers a ma confiance.
 
Et puis, quelle est mon existence
Puisque la vie n’a aucun sens ?
 
Tu veux savoir où je t’emmène :
 
Je ne vais rien d’autre qu’à l’inconnu.
 
Tu peux me suivre si tu m’aimes,
Sans avoir peur d’être perdu.
 
L’imitation était presque belle
- Un peu plus et on pouvait y croire -
 
C’était sans compter les esprits rebelles
Qui ont remarqué que c’était un miroir…
 
Et j’y ai cru aussi - jusqu’à me faire avoir -
Car je voulais vraiment que tout ça soit réel :
 
Je m’aveuglais, comme évitant de voir
- Me cachant à moi-même ce qui est essentiel -
 
Etait-ce mon erreur, d’avoir cru à l’histoire
Telle qu’elle était contée, d’un air professionnel ?
 
Etait-ce mon erreur, de m’être faite avoir,
Ai-je été trop naïve de croire au potentiel ?
 
Je ne regrette pas d’être restée fidèle
A tous mes principes, à tous mes espoirs,
 
Mais je dois désormais devenir rationnelle :
J’apprendrai à percer les secrets des miroirs.

samedi 14 mars 2026

Je retiens mon souffle jusqu’à l’arrivée
 
- Ne pas en perdre une miette
Surtout, ne pas en perdre une miette -
 
Le suspens dévore mon univers entier
 
- Ne pas en perdre une miette
Surtout, ne pas en perdre une miette -
 
Et j’attends, je surveille, les pieds sur des ressorts ;
 
Prête à sortir de suite, comme sortir de mon corps.
 
(Ne pas en perdre une miette
Surtout, ne pas en perdre une miette)
 
Et le suspens prend fin, alors je me libère,
 
La tension et les fils : en moi tout se desserre.
 
Je respire à nouveau comme la première fois,
 
La vie reprend son cours, le temps reprend ses droits.
Les secrets que l’on croit bien gardés
Peuvent toujours être retrouvés…
 
- En traquant la logique et puis les signes -
- En suivant le chemin et en traçant la ligne -
 
Secrets pas si secrets qui révèlent enfin tout
- Et qui sans doute voulaient qu’en fait on les découvre -
 
Au milieu du bazar, au milieu du fourre-tout :
L’énigme qui attend et qu’on va bien résoudre…
 
A quoi sert-il donc de faire des mystères
- Et trouver des cachettes toujours plus farfelues –
 
Alors que bien assez vite tous les doutes s’éclairent
- Et ce que l’on croyait caché est finalement su -
Il y a le passé dont on se débarrasse
- Sans aucune peine -
 
Et celui que l’on entretient
- Même après des années -
 
Celui qui prend trop de place
- Et qui gêne  -
 
Et puis celui dont on prend soin
- Même si l’on est débordé -
 
L’étrange distinction
Qui les différencie
 
Est derrière l’émotion
Qui remonte à l’esprit :
 
Et d’un passé à l’autre on veut se souvenir
Ou l’on souhaite oublier, ne plus jamais l’ouvrir…
 
Il y a le passé qui prend trop de place
- Et puis celui qu’on entretient –
 
Il y a celui dont on se débarrasse
- Et puis celui dont on prend soin -
 

vendredi 13 mars 2026

Lueur de bougie
- Le monde reste sombre -
Je m’habitue à la nuit
Et à tout ce qui s’effondre.
 
Restera-t-il des traces
Après nous, après ça,
Ou l’on perdra la place
Qu’on avait jusque-là ?
 
Je garde tant d’espoirs
- Le désir est tenace -
Que tout est transitoire
Mais l’amour est coriace,
 
Que même si nous mourons
Il restera après nous
L’empreinte des émotions
Et quelque chose de doux.
 
Je m’accroche à la lueur,
Et bien qu’elle soit petite
J’espère qu’une rumeur
La rendra sans limite.

jeudi 12 mars 2026

Le sourire en coin
Et les mains dans les poches,
 
Elle trace son chemin
Sans peur des reproches ;
 
Vivant comme elle souhaite
Une liberté légère,
 
Survivant aux tempêtes
En passant à travers,
 
Tout comme entre les gouttes
Elle passe sous la pluie :
 
Sans se mettre en déroute
Et sans faire aucun bruit…
 
Les cheveux longs
Et les yeux pétillants,
 
C’est ainsi qu’elle fait front
Surmonte les accidents ;
 
Sans peur des blessures
Encaissant tous les coups,
 
Elle aime l’aventure
Et la cherche partout.
 
Les épaules solides
Et le menton bien haut
 
C’est elle qui décide
De tous les scénarios.
 
Si vous la cherchez,
Elle vous trouvera
 
Si vous la forcez
Elle s’enfuira.
Rêve d’une vie pleine
Mais donc remplie de quoi ?
 
Que la vie quotidienne
Ne soit qu’amour et joie :
                                 
Elle devient phénomène
Sans bouger de chez soi.
 
Je vais où est mon cœur,
Et mon cœur reste là :
 
Il a tout le bonheur
Qu’il rêvait autrefois.
 
S’il devait voyager
- Mais pour rechercher quoi ? -
 
Il ne saurait où aller ;
Et puis, partir pourquoi ?
 
J’ai rêvé d’une vie pleine,
Et je ne savais pas
 
Que la vie quotidienne
Peut contenir tout ça.

mardi 10 mars 2026

Plus jamais je ne serai celle-ci :
La douce, la gentille,
Celle qui fuyait la nuit
- Et était si docile -
Plus jamais vous ne me verrez pleurer
- Ou me tordre de douleur -
Lorsque je serai blessée
Ou que j’aurai mal au cœur.
 
J’ai vécu tellement de guerres :
Ma peau s’est chargée de cuirasse
Ainsi que mon caractère
- Qui ne plie plus sous la menace -
 
Elle va manquer à certains
L’aimable jeune fille
A l’esprit si féminin
Et l’apparence si tranquille…
Mais elle n’était pas moi :
Je l’avais fabriquée,
Elle ne me convenait pas
Et volait ma liberté.
 
Ainsi, ai-je changé,
Ou bien suis-je seulement devenue
Celle que toujours j’ai été
Et que jamais vous n’avez vu ?