J’ai
compté et recompté les heures
Mais
le jour est resté sombre,
Comme
s’il ne s’était pas levé…
Quelque
chose s’est détraqué.
Au
loin j’entends des pleurs
Et
on croirait voir des ombres,
Mais
je ne suis sûre de rien :
J’ai
les yeux fatigués.
Ici
le silence est étrange :
Aucun
bruit ne le dérange,
Même
pas le tic-tac d’une aiguille,
Ni
le craquement d’une brindille…
Je
n’ai avec moi qu’une bougie,
Mais
j’ai peur de l’allumer :
Cela
pourrait agacer les esprits
Et
me mettre en grand danger.
Car
je sais à qui sont ces ombres
Que
je vois dans la pénombre…
Et
si le jour ne s’est pas levé
C’est
qu’ils se sont libérés.
Si
je ne bouge pas d’où je suis,
Si
je ne pousse aucun cri,
Je
serai peut-être encore en vie
Quand
tout cela sera fini.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire