Au
début de l’hiver
J’avais
gratté la terre,
Afin
d’y enterrer
Les
tourments du passé.
Ils
dorment à présent
Sous
un sol gelé,
Pourriront
doucement
Pour
ne plus me hanter.
Ainsi
débutera
Une
nouvelle année,
Sans
les chaînes ni les poids
Qui
me gardaient blessée.
Je
salue ce tombeau
Chaque
jour et chaque nuit,
Enveloppée
d’un manteau,
Éclairée d’une bougie.
Il me reste en souvenir
Quelques
rares cicatrices
Mais
elles vont s’adoucir,
Devenir
protectrices.
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