En
moi la douloureuse brûlure
A
été si profonde,
Que
mon corps en garde encore la trace :
Elle
a laissé une grande ouverture
-
Si immonde -
Dans
mon cœur pourtant de cuirasse.
Elle
a saigné longtemps,
Et
il reste encore des taches
Sur
un grand manteau blanc
Que
maintenant je cache.
Je
m’étais crue tellement vaillante
-
Mais je ne l’étais pas -
J’ai
été au contraire défaillante :
Tu
m’as au moins appris ça.
Enfin
les blessures guérissent
-
Même les plus ardentes –
Et
valent tous les sacrifices
Quand
on en sort rayonnante.
Ainsi,
audacieux chevalier,
-
Toi qui croyais m’avoir achevée –
Sache
que je suis guérie
-
Prête à reprendre les conflits -
Je reviens pour te faire goûter
La
pointe de ma grande épée :
N’aie
pas peur, approche-toi,
Même
si tu n’es pas habitué
Qu’une
femme frappe aussi fort que toi...
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