Les
plus grandes tragédies
Se
passent toutes en silence
Dans
le secret de la nuit,
Et
en pleine conscience.
Derrière
des portes fermées
Et
des rideaux baissés,
On
se sent tout permis :
Personne
n’entend les cris.
Le
sang coule en rivières
Les
larmes forment une mer,
Personne
ne viendra te sauver :
Le
monde dort à poings fermés.
Avant
le matin, tout est nettoyé,
Il
ne reste plus trace des méfaits,
Comme
si rien n’avait existé
-
Et puis tout le monde se tait -
Les
seules traces sont sur le corps
Et
dans l’esprit du grand blessé :
Celui
qui est laissé pour mort,
Mais
qui, dans l’ombre, s’est relevé.
Il
reviendra sûrement un jour
Fermer
lui-même portes et rideaux,
Pour
faire couler à son tour
Le
sang et les larmes à grands seaux.
Il
ne faudra pas lui en vouloir :
Sa
vengeance sera méritée,
Elle
sera une grande victoire
Sur
ceux qui l’ont maltraité.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire