Rien
ne m’enivre autant que d’être en pleine nature
Au
milieu des fleurs, des arbres, des animaux ;
Rien
ne m’enivre autant que respirer l’air pur
Ou
me baigner dans un petit ruisseau.
Et
d’escapade en escapade, je m’enfuis,
Pour
retrouver la source de tous mes mots,
Pour
éviter que tombent dans l’oubli
Les
fleurs, les arbres, les animaux…
Après
nous, il ne restera plus qu’eux ;
Après
moi, seulement de la poussière :
Et
mes mots, dans une grande fumée bleue
Retourneront
tout droit à leurs mystères.
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