Le
jour se lève, lugubre, sur la plaine. Le brouillard s'étend, rendant la vue
impossible.
Des
âmes perdues, je les sens, se promènent.
Elles
me cherchent, et malgré le brouillard, me trouveront.
Je
n'ai pas envie de traiter avec elles : elles veulent des choses que je ne peux pas offrir, pensant à un trésor.
Elles
imaginent que ma magie peut les retourner à la vie.
Et
que, d'âmes errantes, elles deviendront enfin quelqu'un.
Mais
je ne peux rien faire si leur cœur est vide, quand bien même elles en auraient
un.
Et
je connais trop ces âmes tristes, qui viennent pour envahir, se rassasier, qui
prennent et repartent sans rien donner.
Le
jour se lève, lugubre, et ma porte restera fermée.
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